LE LIEN N° 136 - 137

 

STRUTHOF suite

 

Le 29 août 2019, j’ai reçu la réponse de Madame la Secrétaire d’Etat Geneviève DARRIEUSSECQ en parallèle à mon courrier transmis par son Directeur de Cabinet. (copie ci-dessous)

 

Je ne m’attendais pas à une autre réponse ! C’est-à-dire, pas de réponse sur l’interdiction que nos Porte-drapeaux puissent participer à la cérémonie ? Quel avenir est donné au Devoir de Mémoire par un tel affront envers nos anciens, et quelle image est donnée aux jeunes générations ? Par contre je relève qu’il ne nous a pas été signifié, contrairement aux directives, comme le précise Mme la Secrétaire d’Etat, que nous pouvions déposer notre gerbe à l’issue de la cérémonie. Non, nous avons été rejetés, interdits de séjour avant !

 

Nous restons OUTRÉS et INDIGNÉS par de tels comportements, mais également par l’absurdité des textes qui nous semblent aller à l’encontre du Devoir de Mémoire et du respect des hommes mort pour la France ! Ce n’est même plus de la colère, c’est de l’écœurement !

 

A la décharge de toutes ces personnes ‘’responsables’’ peut-être ne connaissent-elles pas l’atrocité de la Forteresse ‘’de la Mort Lente’’ de GRAUDENZ, 30 000 prisonniers de guerre passés dans les geôles, seulement environ 2500 en sont revenus selon la Croix Rouge Internationale.

 

 

 

le  2019-10-16 11:50:55(A/M/J).


LE LIEN N° 136 - 137

 

HUMILIATION au DEVOIR DE MÉMOIRE !...    sur le Camp d’Extermination de STRUTHOF

 

c’est vraiment une HONTE !!!

 

L’Union des Internés Militaires de la Prison Forteresse de GRAUDENZ et ses 13 Annexes, dite la Prison Forteresse de la ‘’Mort Lente’’. Selon le rapport de la Croix Rouge Internationale, près de 30 000 Prisonniers de Guerre y ont été incarcérés, seulement 2 500 environ sont revenus de ce bagne, de cet enfer, des hommes meurtris moralement, épuisés physiquement, ne pesant plus que 30 à 35 kg.   

 

Pour notre 40ème Congrès qui s’est tenu à Strasbourg les 27 et 28 Avril 2019. Dans la région, où mieux qu’au Camp de STRUTHOF pouvions nous espérer commémorer la journée du Souvenir des Déportés. Le Camp de STRUTHOF représente exactement les mêmes caractéristiques d’exactions, d’atrocités, d’exterminations mises en place dès 1941 par les Tribunaux Militaires Nazis à la Prison Forteresse de GRAUDENZ en Pologne.

 

Suite au contact de notre organisateur en janvier, qui n’aurait pas été des plus courtois. Néanmoins, nous pensions que notre groupe pourrait être intégré à la cérémonie de commémoration avec nos quatre Porte-drapeaux et déposer une gerbe. Gerbe qui a été livrée en même temps que les autres par la même fleuriste. Cérémonie qui avait lieu le dimanche 28 Avril à 16h. Nous nous sommes trouvés devant une fin de non-recevoir, nous avons été carrément rejetés, c’est offusquant. Une impression de club fermé, qu’il ne faut surtout pas venir déranger.

 

Lors de la visite du Camp, dès le matin nous avions ressenti planer comme un malaise, aucun personnel n’était informé de notre venue (personnel, qui par contre, a tout fait pour nous être agréable). Mon inquiétude grandissante tant qu’à notre possibilité de participation à la cérémonie. J’ai donc sollicité que Mme Frédérique NEAU-DUFOUR, Directrice des lieux, veuille bien m’accorder un entretien. Mme la directrice ne devant arriver qu’à 14h, j’ai donc patienté. 14h 30 rien, 15h rien, 15h 30 toujours rien. J’ai décidé d’aller à sa rencontre, ‘’très difficile’’, pour tenter un dialogue. Bien mal m’en a pris ! Je me suis trouvé devant une personne imbue de sa fonction et de sa personne, qui tout de suite a haussé le ton, prétextant que suite aux directives prises par le Département, il n’était plus admis à aucune association de participer à la cérémonie, ni même de déposer une gerbe. Je lui ai rétorqué, ‘’que je ne laisserai pas ça sans suite’’, j’ai eu pour réponse que, ’’je pouvais même écrire au Président de la république, qu’elle n’en avait rien à faire’’ ! ce, avant de tourner les talons et de disparaitre. Tant qu’à M. AMOUDRUZ Ancien Combattant (et parait-il, maitre de cérémonie) je n’ai même pas pu faire sa connaissance. Ce sont des attitudes infamantes, méprisantes et irresponsables de la part de personnes d’encadrement.

 

Un tel manque de respect reste indigne d’une Directrice d’un lieu de Mémoire comme le Camp de STRUTHOF, c’est honteux. A 15h 55, sous les regards médusés des touristes, nous avons décidé de quitter les lieux. Et là, une dame, restée dans l’ombre, nous a invités à assister à la cérémonie en tout incognito, vraiment affligeant ! ! !

 

De fait, en toute simplicité et intimité, nous sommes allés rendre hommage à nos camarades disparus et célébrer la journée du Souvenir des Déportés au Mémorial d’Alsace Moselle à Schirmeck, où nous avons déposé notre gerbe.

 

Quelque soit l’instance, les élus ou les personnes qui ont pu promulguer une telle décision de rejeter toutes participations aux autres Associations. C’est une mesure et un comportement irresponsable, irrespectueux, choquant et humiliant. Honte à eux !

 

Lorsque nos deux derniers survivants ont appris cet outrage, ils en ont pleuré. Pour eux, ils ont le sentiment d’avoir subi une nouvelle humiliation ! Tout comme nous, ce qui les a le plus choqué, est que le refus émane d’un camp d’extermination, dit lieu de Mémoire.

 

 

 

                                                                                                                le Président National, Serge MARTY

 

                                                                                                                                        uipf-graudenz.org

 

le  2019-10-16 11:49:27(A/M/J).


LE LIEN N° 136 - 137

 

 

 

Le Mot

 

du

 

Président

 

 

 

 

 

Mes Chèr(es) Amis(es),

 

‘’STRUTHOF’’ un lieu de Mémoire RESERVÉ

 

Je tiens à présenter toutes mes excuses auprès de l’ensemble des participants à notre Congrès, pour leur avoir fait subir une humiliation outrageante. Croyez bien, qu’elle reste des plus involontaire de ma part. Vous savez combien j’ai été choqué et vexé par l’attitude irresponsable de la part de la Directrice qui a même refusé de m’accorder un entretien et nous a laissé dans l’expectative pendant plus de deux heures (qui entre autres, aurait été libérée de son poste au 1er juillet 2019)

 

Pour notre 40ème Congrès j’avais choisi comme lieu de cérémonie le Camp de STRUTHOF. Ce qui me semblait être l’endroit le plus approprié pour rendre hommage à nos camarades déportés à la Prison Forteresse de la Mort Lente à Graudenz.

 

Nous retrouvons à STRUTHOF les mêmes exactions, les mêmes déshumanisations, les mêmes humiliations, les mêmes exécutions, les mêmes horreurs pratiquées par les Nazis.

 

J’ai eu le tord de penser que le monde combattant était une grande famille, que chacun se devait de respecter l’autre, que le Devoir de Mémoire devait s’appliquer pour tous fraternellement.

 

Malheureusement, STRUTHOF est un lieu de mémoire ‘’RÉSERVÉ’’ à une certaine catégorie d’associations locales. Bien que le site soit sous l’égide de l’ONACVG. Il semblerait, aux dires de Mme la Directrice, que des élus Nationaux et Régionaux, aient décrété qu’il n’y aurait que certaines associations locales qui pourraient participer aux cérémonies du Souvenir des Déportés. Élus qui une nouvelle fois discréditent le monde combattant. Décision que nous qualifierons de honteuse, pour ne pas dire d’irresponsable, envers le monde combattant.

 

Nos quatre Porte-drapeaux, ont été interdits de participer, comme il nous a été interdit de déposer notre gerbe. Gerbe livrée par le même fleuriste que les ‘’officielles’’. Nous avons été carrément REJETÉS de STRUTHOF, seul lieu de Mémoire en France de l’extermination de prisonniers par les Nazis.

 

Naïvement je croyais que le mot Fraternité, signifiait ensemble. Pour ma part, je trouve ça des plus absurdes, abject, pour ne pas dire plus, certains mots ne pouvant être écrits. Quand je vois comment nous avons été accueillis dans certaines Villes, comme dernièrement à Collioure, Figeac, Salignac, etc., par des Préfets et des Maires qui ont su intégrer notre union avec tout ce qu’elle peut représenter au regard du monde combattant.

 

Il est vrai qu’un texte du Ministère, semblerait confirmer cette directive, sans être des plus clairs.

 

En tant que Président, je me dois d’écrire ma déception d’une telle attitude incompréhensible, outrageante et irresponsable. Ma conception du Devoir de Mémoire n’est pas du tout dans l’exclusion, mais plutôt dans le rassemblement. Je ne pense pas que ce soit le meilleur moyen d’intégrer les nouvelles générations à participer aux cérémonies comme on nous le préconise ! ! !

 

De facto, nous nous sommes expatriés vers le Mémorial d’Alsace Moselle proche de SCHIRMECK, où nous avons été très bien accueillis, pour commémorer la journée du Souvenir des Déportés et rendre hommage à nos Camarades disparus par un dépôt de gerbe et la minute de silence, suivi par la Marseillaise chantée.

 

Je ne pouvais en rester là ! J’ai remis le dossier en main propre, au Directeur de Cabinet de Mme Geneviève DARRIEUSSECK Secrétaire d’Etat à la Défense chargée des Anciens Combattants.

 

De même qu’à Mme Rose-Marie ANTOINE Directrice Générale de l’ONACVG, (à savoir que Mme Antoine doit prendre sa retraite fin juillet).

 

Les deux m’ont promis une réponse. Réponse que je ne manquerai pas de vous communiquer, si toutefois il y a réponse un jour, parce que là aussi, ce qui gêne passe souvent sous le tas ! ! !

 

En page 4, vous trouverez le texte qui a été adressé aux 23 principaux quotidiens français. AUCUN n’a OSÉ la diffusion, même pas dans la rubrique des ‘’chiens écrasés’’, ce n’est pas important, ça concerne les Anciens Combattants ! l’humiliation continue !

 

Par contre, nous devons adresser un grand MERCI, à notre ami Claude GORET. Claude correspondant au Journal de l’EST a fait paraitre l’article. Il ne m’est pas possible de l’inclure dans ce N°, mais dans le prochain.

 

le Président, Serge MARTY

 

le  2019-10-16 11:48:00(A/M/J).


LE LIEN N° 136 - 137

 

N° 136 - AVRIL - MAI – JUIN 2019

N° 137 – JUILLET – AOÛT – SEPTEMBRE 2019

 

 

 

POURQUOI NOTRE UNE A-T-ELLE PERDUE SES COULEURS ?

 

Afin de marquer le deuil, l’inquiétude, la désapprobation au regard du DEVOIR DE MÉMOIRE, suite à notre éviction de la cérémonie de la Journée du Souvenir des Déportés, c’est une humiliation abjecte, que notre Union Nationale a subie,

 

AU CAMP DE STRUTHOF

 

UN LIEU DE MÉMOIRE NATIONAL SOUS L’ÉGIDE DE L’ONACVG 

 

LIEU QUI SEMBLE ÊTRE RÉSERVÉ à une catégorie de LOCAUX

 

Nous avions émis le vœu de participer à la commémoration de la journée du Souvenir des Déportés

 

Avec la participation de nos quatre Porte-drapeaux, et d’un dépôt de gerbe

 

NOUS AVONS ÉTÉ CARRÉMENT REJETÉS 

 

C’EST UNE HONTE ! ! !

 

Mais comment des Responsables Politiques, pour un lieu National unique en France de la Mémoire, ont-ils pu faire voter un texte à ce point irresponsable,  en  réservant l’exclusivité à l’Amicale de Natzweiler et à (l’UNADIF-FNDIR) Union Nationale des Associations de Déportés et internés de la Résistance et Famille

 

 

Nous aussi, notre Union est Nationale ! Est-ce qu’il sera toujours dit que les 25 000 soldats Morts par les exactions de leurs tortionnaires Nazis à la Forteresse de GRAUDENZ en Pologne, dite ‘’la Prison de la Mort Lente’’ devront rester toujours dans l’oubli ?

le  2019-10-16 11:45:17(A/M/J).


STRUTHOF

 

HUMILIATION au DEVOIR DE MÉMOIRE !...  sur le Camp d’Extermination de STRUTHOF

 

c’est vraiment une HONTE !!!

 

L’Union des Internés Militaires de la Prison Forteresse de GRAUDENZ et ses 13 Annexes, dite la Prison Forteresse de la ‘’Mort Lente’’. Selon le rapport de la Croix Rouge Internationale, près de 30 000 Prisonniers de Guerre y ont été incarcérés, seulement 2 500 environ en sont revenus de ce bagne, de cet enfer, des hommes meurtris moralement, épuisés physiquement, ne pesant plus que 30 à 35 kg.   

 

Pour notre 40ème Congrès qui s’est tenu à Strasbourg les 27 et 28 Avril 2019. Dans la région, où mieux qu’au Camp de STRUTHOF pouvions nous espérer commémorer la journée du Souvenir des Déportés. Le Camp de STRUTHOF représente exactement les mêmes caractéristiques d’exactions, d’atrocités, d’exterminations que les Tribunaux Militaires Nazis avaient mis en place dès 1941 à la Prison Forteresse de GRAUDENZ en Pologne.

 

Suite au contact de notre organisateur en janvier, qui n’aurait pas été des plus courtois. N’est en moins, nous pensions que notre groupe pourrait être intégré à la cérémonie de commémoration avec nos quatre Porte-drapeaux et déposer une gerbe. Gerbe qui a été livrée en même temps que les autres par la même fleuriste. Cérémonie qui avait lieu le dimanche 28 Avril à 16h. Nous nous sommes trouvés devant une fin de non-recevoir, nous avons été carrément rejetés, c’est offusquant. Une impression de club fermé, qu’il ne faut surtout pas venir déranger.

 

Lors de la visite du Camp, dès le matin nous avions ressenti planer comme un malaise, aucun personnel n’était informé de notre venue (personnel, qui par contre, a tout fait pour nous être agréable). Mon inquiétude grandissante tant qu’à notre possibilité de participation à la cérémonie. J’ai donc sollicité que Mme Frédérique NEAU-DUFOUR, Directrice des lieux, veuille bien m’accorder un entretien. Mme la directrice ne devant arriver qu’à 14h, j’ai donc patienté. 14h 30 rien, 15h rien, 15h 30 toujours rien. J’ai décidé d’aller à sa rencontre, ‘’très difficile’’, pour tenter un dialogue. Bien mal m’en a pris ! Je me suis trouvé devant une personne imbue de sa fonction et de sa personne, qui tout de suite a haussé le ton, prétextant que suite aux directives prises par le Département, il n’était plus admis à aucune association de participer à la cérémonie, ni même de déposer une gerbe. Je lui ai rétorqué, ‘’que je ne laisserai pas ça sans suite’’, j’ai eu pour réponse que,’’ je pouvais même écrire au Président de la république, qu’elle n’en avait rien à faire’’ ! ce, avant de tourner les talons et de disparaitre. Tant qu’à M. AMOUDRUZ Ancien Combattant (et parait-il, maitre de cérémonie) je n’ai même pas pu faire sa connaissance. Ce sont des attitudes infâmantes, méprisantes et irresponsables de la part de personnes d’encadrement.

 

Un tel manque de respect reste indigne d’une Directrice d’un lieu de Mémoire comme le Camp de STRUTHOF, c’est honteux. A 15h 55, sous les regards médusés des touristes, nous avons décidé de quitter les lieux. Et là, une dame, restée dans l’ombre, nous a invité à assister à la cérémonie en tout incognito, vraiment affligent ! ! !

 

De fait, en toute simplicité et intimité, nous sommes allés rendre hommage à nos camarades disparus et célébrer la journée du Souvenir des Déportés au Mémorial d’Alsace Moselle à Schirmeck, où nous avons déposé notre gerbe.

 

Quelque soit l’instance, les élus ou les personnes qui ont pu promulguer une telle décision de rejeter toutes participations aux autres Associations. C’est une mesure et un comportement irresponsable, irrespectueux, choquant et humiliant. Honte à eux !

 

Lorsque nos deux derniers survivants ont appris cet outrage, ils en ont pleuré. Pour eux, ils ont le sentiment d’avoir subi une nouvelle humiliation ! Tout comme nous, ce qui les a le plus choqué, est que le refus émane d’un camp d’extermination, dit lieu de Mémoire.

 

                                                                                           le Président National, Serge MARTY

 

                                                                                                                               uipf-graudenz.org

 

 

 

le  2019-06-12 18:20:35(A/M/J).

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